L’encre numérique a noirci de nombreuses pages sur ce sujet : la preuve par diigo ou par delicious.

Après des recherches menées en février, j’ai rédigé une présentation, structurée autour de témoignages collectés.

Image via Mayh3m

Le sujet n’est pas clos, et il est bien difficile de tirer des conclusions, je voudrais en tirer deux, indirectement liées au sujet.

Deux leçons

Parmi les enseignements à tirer de l’utilisation de twitter et de faceook pendant les événements qui ont mené à la chute de Ben Ali et de Moubarak, je veux en souligner deux qui ne concernent pas directement les mouvements politiques, mais plutôt notre perception des médias sociaux et de leur rapport avec les médias et la vie « réelle ».

  • Premier enseignement : les technologies relationnelles, quel que soit leur rôle dans les bouleversements politiques du monde arabe, nous rappellent que le présumé « monde virtuel » est profondément en prise avec le « monde réel ». Ces deux univers s’articulent de plus en plus et font émerger de nouvelles possibilités, souvent en heurt avec nos habitudes et catégories précédentes.
  • Second enseignement : ces événements ont montré qu’il n’y a pas opposition de nature entre les médias (ceux qui viendraient du monde réel) et les médias sociaux. L’explosion de l’utilisation des médias sociaux conduit à l’intégration de ces outils et de leurs usages au sein des rédactions. Le travail des journalistes est de plus en plus sujet au questions, aux critiques et aux interactions avec les  lecteurs/auteurs. En même temps, les utilisateurs de facebook et twitter se nourrissent des productions des médias pour animer leurs relations avec leurs interlocuteurs.

Collaboration, organisation et synchronisation

Pour revenir sur notre sujet : la collaboration, l’organisation et la synchronisation permises par ces outils ont accéléré les mouvement sociaux et ont permis de leur donner beaucoup plus rapidement une ampleur nationale, une synchronisation de mouvements difficile à contrôler et l’attention des médias et des opinions internationales.

La combinaison de tout cela avec la profondeur du mécontentement a donné lieu aux chutes parmi les plus rapides de l’histoire des renversements politiques.

Les citoyens d’Egypte et de Tunisie ont compris qu’ils ne pourraient pas faire l’économie de l’usage de ces outils pour parvenir à leur fin : ils donnent ainsi l’exemple à tous les citoyens du monde. Il leur ont dit : « développer vos usages pour saisir la portée des réseaux tissés grâce à ces outils ».

Pourtant, les populations de ces pays ne sont pas les plus connectés de la planète : une minorité a su convaincre la majorité, en employant depuis longtemps facebook comme un espace d’échange d’informations libres, malgré la présence active des polices politiques, bien avant les événements.

Source de l’image

Twitter a beaucoup compté pendant les événements et a joué un rôle déterminant pour faire circuler des témoignages pris sur le vif, avec des téléphones portables essentiellement, à destination de l’Europe et des Etats-Unis, dont les utilisateurs restent majoritaires sur le site de micro blogging.

Le rôle des médias sociaux dans les révolutions égyptiennes et tunisiennes

Les + et certaines images sont des liens vers les sources.

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