Peut-être avez vous entendu parler de Charity: Water. Il s’agit d’une ONG new yorkaise qui travaille sur la fourniture d’eau potable dans les pays en développement, et qui a beaucoup à nous apprendre sur l’utilisation des médias sociaux.

Selon Jack Dorsey, fondateur de Twitter, au cours de son intervention à Chase Charity Insight, l’organisation excelle sur plusieurs points. Excellence qui la rend particulièrement à l’aise avec les médias sociaux :

  1. Charity: water porte une attention très particulière au design et au récit – elle raconte l’histoire des bénéficiaires, pas seulement celle des travailleurs de l’association
  2. L’organisation mesure ses résultats et écoute ses parties prenantes et ses publics
  3. Elle utilise des outils simples pour engager et faire participer ses publics et elle maintient un contact quotidien avec eux en attachant un soin particulier à répondre  à toutes les demandes reçues

Médias sociaux et ONG : affinités électives

Pour Scott Harrison, fondateur de Charity: water, l’utilisation de facebook, de twitter et de tumblr a comme point commun la construction et le maintien de relations avec les publics de l’organisation.

L’organisation partage chaque jour des informations, des photographies, des témoignages sur sa manière de travailler pour apporter de l’eau potable aux populations qui n’y ont pas accès, sur les résultats de ses actions et sur sa manière d’employer les fonds que l’organisation collecte auprès du public.

Regardez leur site web pour constater l’importance que l’ONG confère au design et à la simplicité de ses messages.

Charity: Water home page

Pour Charity: Water, les relations sont l’aliment de base des organisations sans but lucratif, et les médias sociaux nous fournissent les meilleurs outils pour tisser et nourrir ces relations.

Aussi, ces médias sociaux et les relations qu’ils permettent d’entretenir se nourrissent d’appel à contributions auprès de ceux qui s’intéressent à la vie de l’association : demander à des abonnés une petite contribution, une activité bénévole (sur la base de ce que l’on apprend sur ses abonnés en écoutant ce sur quoi ils s’expriment), leur demander de partager un hashtag ou de remixer leur image de profil avec un élément fourni par l’association, tout cela permet aux abonnés de participer et de se rapprocher de l’association.

Autre point de convergence entre les ONG et les médias sociaux : la transparence. Internet fournit à peu de frais un grand nombre de technologies qui permettent à un donateur de suivre les effets de son don. Charity: Water référence la localisation des puits installés et permet à ses donateurs d’associer leur nom et leur don à un puits spécifique.

Enfin, la vidéo et la capacité de produire différents formats de médias pour véhiculer les récits de l’association sont aussi un enjeu majeur. Sur Vimeo, Charity: water propose 145 témoignages et donnent la parole aux bénéficiaires des activités de l’association. Le blog de l’association permet également de mesurer l’importance accordée au récit de ce qui se passe sur le terrain, à l’utilisation de différents médias et au dialogue tissé avec les utilisateurs au travers des commentaires.

Etude de cas sur Charity: water et médias sociaux

Sources de l’article

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